Coucou vous, Vamos embora au Cap-Vert. Une terre bouillonnante de sons. Souvent considéré comme le carrefour mélancolique de l’Atlantique, le Cap-Vert est un kaléidoscope de rythmes et de cultures qui ont traversé l’océan. Des chants poignants de la Morna aux rythmes entraînants de la Coladeira et du Funaná, cet archipel est un creuset où les influences africaines et portugaises se mêlent à la nostalgie insulaire pour créer des mélodies uniques et vibrantes. C’est un voyage où chaque note raconte une histoire de saudade, où chaque mélodie est un pont entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques.
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(Petit conseil : Prenez plaisir à écouter la boîte musicale spéciale Cap-Vert en dessous de cet article.)
Cap-Vert en clair
Le Cap-Vert est un archipel situé dans l’océan Atlantique central, au large des côtes du Sénégal et de la Mauritanie. Il se compose de dix îles volcaniques, dont neuf sont habitées, divisées en deux groupes : les îles de Barlavento (au vent) et les îles de Sotavento (sous le vent). La capitale politique et la plus grande ville est Praia, située sur l’île de Santiago.
En 2024, la population du Cap-Vert est estimée à environ 600 000 habitants, mais la diaspora est beaucoup plus importante (estimée à près d’un million de personnes), notamment aux États-Unis, en Europe et en Afrique de l’Ouest. Le pays est relativement homogène, la majorité des habitants étant Créoles (mélange d’ascendances africaines et européennes).
La langue officielle du Cap-Vert est le portugais. Cependant, la langue nationale est le créole cap-verdien (Kriolu), qui est parlé couramment par la population. Le territoire du Cap-Vert était inhabité avant l’arrivée des explorateurs portugais au XVe siècle. Il est devenu un point de passage crucial dans le commerce triangulaire.

Découvert et colonisé par les Portugais à partir de 1456, le Cap-Vert est devenu une colonie portugaise. Les îles ont été utilisées comme un point d’escale essentiel et un centre de traite négrière, en raison de leur position stratégique dans l’Atlantique. L’histoire du Cap-Vert est marquée par des périodes de sécheresses et de famines, qui ont provoqué une forte émigration et nourri le sentiment de saudade (une profonde mélancolie et nostalgie) qui imprègne sa culture.
Au XXe siècle, le mouvement pour l’indépendance a pris de l’ampleur sous la direction du Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), mené par l’emblématique Amílcar Cabral. Cabral était un leader panafricaniste influent, bien qu’il ait été assassiné en 1973. Le Cap-Vert a obtenu son indépendance du Portugal le 5 juillet 1975. Le premier président du Cap-Vert a été Aristides Pereira.
Le saviez-vous ? Le nom « Cap-Vert » ne vient pas directement des îles elles-mêmes, qui sont en grande partie arides, mais du Cap-Vert (ou Presqu’île du Cap-Vert), la péninsule continentale située sur la côte du Sénégal, qui est le point le plus occidental de l’Afrique. Lorsque les navigateurs portugais sont arrivés dans cette région en 1444, ils ont été frappés par la végétation luxuriante et verte de la péninsule sénégalaise, d’où le nom « Cabo Verde » (Cap Vert). Le nom a ensuite été donné à l’archipel situé à l’ouest de ce cap.
Cap-Vert en chansons
L’hymne national du Cap-Vert est « Cântico da Liberdade » (Chant de la Liberté). Il célèbre l’indépendance et l’espoir d’une nation construite sur l’effort.
La scène musicale cap-verdienne est mondialement célèbre pour sa douceur et son émotion. Elle est marquée par des styles musicaux particuliers comme :
La Morna : Le genre le plus emblématique, souvent comparé au Fado portugais ou au blues. C’est un chant mélancolique exprimant la saudade, l’amour, et l’exil. Son ambassadrice la plus célèbre est la regrettée Cesária Évora (surnommée la « Diva aux pieds nus »). La Morna a été inscrite au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité par l’UNESCO en 2019.
La Coladeira : Une version plus rapide, plus joyeuse et rythmée que la Morna, souvent utilisée pour la danse et les fêtes.
Le Funaná : Un rythme plus dynamique et percutant, originaire de l’île de Santiago. Traditionnellement joué avec un accordéon (gaita) et un instrument rythmique en fer (ferro). Des artistes comme Tcheka l’ont modernisé.
Autres genres : Le Cap-Vert a également des styles comme la Batuku (percussions vocales et féminines) et l’Afro-Zouk moderne.
Quoi de mieux qu’une playlist de chansons cap-verdiennes pour finir cet article en beauté !
Bonne écoute à vous !
Boîte musicale

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