Cameroun : Quand la rivière de crevettes devient un océan de sons

Coucou vous, le Cameroun nous tend les bras. Préparez-vous pour une immersion dans une scène musicale d’une richesse incomparable. Souvent considéré comme une Afrique en miniature, le Cameroun est un kaléidoscope de sons, de rythmes et de cultures. Des grooves légendaires du makossa aux percussions énergiques du bikutsi, en passant par la vitalité de l’afropop et du hip-hop, ce pays est un creuset où la tradition se mêle à la modernité pour créer des mélodies uniques et vibrantes. C’est un voyage où chaque note raconte une histoire, où chaque mélodie est un pont entre le passé et le présent.

Welcome ! ou A wèndé ! (Bienvenue en Bamiléké)

(Petit conseil : Prenez plaisir à écouter la boîte musicale spéciale Cameroun en dessous de cet article.)

Le Cameroun est bordé à l’ouest et au sud par le Nigeria et le golfe de Guinée (océan Atlantique), au sud par le Gabon, la Guinée équatoriale et la République du Congo, à l’est par la République centrafricaine et le Tchad. La capitale politique du Cameroun est Yaoundé. La capitale économique et la plus grande ville est Douala.

En 2024, la population du Cameroun est estimée à plus de 29 millions d’habitants. Le pays est extrêmement diversifié, avec plus de 250 ethnies. On peut les regrouper en grandes familles : les Peuls, les Kirdi et les Arabes (au nord), les Bamilékés, les Bamouns, les Tikar, les Fangs, les Béti, les Bassa, les Douala, les Pygmées, etc.

Les langues officielles du Cameroun sont le français et l’anglais, ce qui en fait un pays bilingue. Il existe également plus de 250 langues nationales. Le territoire du Cameroun actuel était habité par une grande variété d’ethnies et de royaumes, sans État centralisé dominant. On trouvait de grands royaumes au nord (comme celui de Garoua) et des chefferies au sud (chez les Bamilékés).

Cameroun en couleurs

À la fin du XIXe siècle, les Européens ont jeté leur dévolu sur le Cameroun. Le Cameroun est devenu une colonie allemande en 1884. Les Allemands ont mis en place des infrastructures et des plantations, mais avec une grande brutalité. Après la Première Guerre mondiale, l’Allemagne a perdu ses colonies. Le Cameroun a alors été partagé entre la France (qui a reçu environ 80% du territoire) et le Royaume-Uni (qui a reçu l’ouest).

Les deux puissances ont administré ces territoires sous forme de mandat de la Société des Nations, puis de tutelle de l’ONU.Dans les années 1950, le mouvement pour l’indépendance a pris de l’ampleur. L’Union des Populations du Cameroun (UPC), menée par Ruben Um Nyobè, a été le fer de lance de ce mouvement.

L’UPC a mené une guerre de libération contre la France, mais a été durement réprimée. Malgré les difficultés, le Cameroun sous tutelle française a accédé à l’indépendance le 1ᵉʳ janvier 1960. Le Cameroun sous tutelle britannique a ensuite voté en 1961 pour rejoindre le pays, créant la République Fédérale du Cameroun, un État bilingue et unifié. Le premier président du Cameroun est Ahmadou Ahidjo.

Le saviez-vous ? Le nom « Cameroun » a une origine simple mais fascinante, qui remonte à l’époque des grandes explorations maritimes. L’histoire commence en 1472 avec des navigateurs portugais menés par Fernando Póo. En remontant l’estuaire du fleuve Wouri, ils ont été stupéfaits par la quantité incroyable de crevettes qui s’y trouvaient.En portugais, la crevette se dit « camarão« .

Les explorateurs ont donc baptisé le fleuve et la zone environnante « Rio dos Camarões« , ce qui signifie « la rivière des crevettes ». Avec le temps, ce nom s’est étendu à tout le territoire. Il a ensuite été adapté par les différentes puissances coloniales : Les Allemands l’ont appelé « Kamerun ». Les Anglais l’ont traduit par « Cameroon ». Les Français l’ont finalement francisé en « Cameroun ».

L’hymne national du Cameroun est « Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres« . L’hymne a été écrit par un groupe d’étudiants, dont René Djam Afame et Samuel Minkio Bamba. La musique a été composée par René Djam Afame. L’hymne a été adopté à l’indépendance en 1960. Les paroles célèbrent le Cameroun comme le « berceau de nos ancêtres » et une terre d’unité, de paix et de prospérité. Il rend hommage aux martyrs et aux héros de la nation, et exhorte les Camerounais à s’unir pour construire un avenir meilleur, dans le travail et la loyauté. La scène musicale camerounaise est une des plus dynamiques d’Afrique. Elle est marquée par des styles musicaux particuliers comme:

-Le Makossa : C’est le genre le plus emblématique du pays, originaire des peuples côtiers Douala. Il se caractérise par des rythmes entraînants et l’utilisation de guitares. Manu Dibango, Petit-Pays, Ben Decca et Sam Fan Thomas sont quelques-uns de ses grands représentants.

-Le Bikutsi : Un rythme traditionnel du peuple Béti, dans la région du Centre. Il est très rythmé, avec des percussions rapides et une danse énergique. Anne-Marie Nzié et Tshala Muana sont des artistes populaires du genre.

L’Afro-Zouk : Une fusion du zouk antillais avec des rythmes africains. Richard Bona, D’Gis et S.E.W.-Musique urbaine (Hip-Hop, Afropop) : Le Cameroun a une scène urbaine très vivante. Franko (connu pour son titre « Coller la petite »), Mr. Leo, Ko-C, et Tenor, Dengue Fever (Afrobeat). Richard Bona (jazz, fusion),

Quoi de mieux qu’une playlist de chansons camerounaises pour finir cet article en beauté !

Bonne écoute à vous!

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