Coucou vous vous ! Hissons les voiles pour une échappée musicale au Botswana. Une terre africaine débordante de sonorités pimpantes et pures comme du diamant.
Amogelesega !
(Petit conseil : Prenez plaisir à écouter la boîte musicale spéciale Botswana en dessous de cet article.)
Botswana en clair
« Le pays des Tswanas » mieux connu sous le nom de Botswana est un Etat de Sud de l’Afrique voisine de la Zambie, du Zimbabwe, de l’Afrique du Sud et de la Namibie. Gaborone est la capitale du Botswana. Un Etat de 2.675 millions habitants aux multiples origines. Ce sont principalement des Tswanas, peuple majoritaire, des Bakalangas, des Hereros, des Basubiyas, des Wayeyi, des San, des Sud-africains et des Européens.
90% de la population comprend la langue tswana ou le setswana. Comme le wolof au Sénégal, le tswana est la première langue nationale du pays. Les Botswanais s’expriment aussi en kalanga ou sekalanga, en kgalagedi, en zoulou, en afrikaans, en khoisan, en seenglish, le créole local, en néerlandais, en allemand et en anglais. Le Botswana est fondé grâce à l’alliance entre quatre grandes chefferies Tswana.
Un peuple issu des nombreux éclatements de la tribu bantou à travers l’Afrique. Ce sont les Bananyuanto, les Banguatkatse, les Bakwena et les Bakokgatla. Ils ont réussi après plusieurs guerres intestines à construire une vie sociale plutôt paisible et harmonieuse. Toutefois au 19ème siècle, leur quiétude est troublée par l’arrivée de migrants Ndékélés et Boers. Craignant pour leur sécurité et celle de leurs frontières, les Tswanas demandent sous l’influence du missionnaire Mackenzie la protection des anglais.
En 1885, le pays s’abrite sous le protectorat britannique. On le rebaptise à l’occasion Bechuanaland. Ce nouveau nom n’est cependant pas différent de l’ancien. Car Bechuanaland comme Botswana signifient le pays des Tswanas. Sous protectorat, la partie Sud du pays est absorbé par la colonie du Cap de l’Union sud-africaine, future Afrique du Sud. Mais en 1920, les britanniques établissent sous la pression des Tswanas un « gouvernement parallèle ».
En 1961, l’Afrique du Sud proclame son indépendance. Les Botswanais souhaitent marcher sur les pas de leurs frères du Sud. Ils ne tardent pas à le faire savoir aux Anglais.

La marche vers l’indépendance est enclenchée début 1964. Les Botswanais créent avec l’accord des britanniques le gouvernement autonome du Bechuanaland. En 1965, ils organisent leurs premières élections législatives qui voient la victoire de Seretse Khama, chef de file du parti démocratique. Le 30 Septembre 1966, le Botswana accède finalement à l’indépendance et garde Seretse Khama à la tête du pays.
Grâce à la richesse de son sous-sol, le pays économiquement sinistré s’enrichit vers la fin des années 60. Il devient le deuxième pays producteur de diamants au monde et est rapidement surnommé le « miracle africain » ou encore « la Suisse de l’Afrique ».
Botswana en chansons
Kgalemang Tumedisco Motsete se charge d’écrire et de composer l’hymne national « Fatshe leno la rona » ou « c’est notre terre ». L’hymne appelle au réveil du peuple , à la nécessité de prendre son destin en main pour son bien et celui de l’humanité. Le saviez-vous? Les billets de 20 pula, la monnaie locale, sont à l’effigie du brillant musicien à l’origine du chant patriotique. La musique botswanaise plonge ses racines dans deux musiques traditionnelles majeures. La musique Dithlaka, joué avec un tuyau de cuivre à note unique, et la musique Tswana, qui s’accompagne d’instruments de cordes, de percussions et d’applaudissements marqués. Elles connaissent leurs heures de gloire fin 1960 et entre 2005 et 2010 grâce à une meilleure structuration de l’industrie musicale et à une forte diffusion sur les ondes radio de chansons d’époque.
Avec le temps, la musique botswanaise s’amalgame de quelques rythmes sud-africains, étatsuniens et congolais. Ce qui favorise la création d’une myriade de styles musicaux hétérogènes et modernes. On retrouve par exemple:
■ Le Kwaito, originaire des townships de Johannesburg 1990. Mapetla Skazzo, Ghavorr ou P-Mag sont des stars de ce genre;
■ Le Gumba-Gumba harmonise des sonorités modernes du Zoulou et Tswana avecdu jazz traditionnel;
■ Le Botswana se passionne aussi pour le heavy Metal et le death metal. Ces styles musicaux se développent très bien dans le pays grâce aux groupes comme Metal Orizon, Wrust, Crackdust et Overthrust;
■ Le hip-hop botswanais, amalgame du Kwela des années 1950 et des spécificités Mpaqanga plait énormément à la jeune génération. Il a par ailleurs donné naissance à plusieurs variantes. On a le gente adopté par Cashless Society et Scar et Kast, les spécialistes du genre mais aussi le motswako. C’est un mix de hip-hop et de rap en langues locales (setswana, sesotho, zoulou, afrikaans, anglais). Il est valorisé par des stars comme Zeus, HHP et Drama Boi;
■ Le Kwasa-Kwasa est une variante de la rumba congolaise. Franco and Afro Musica ou encore Alfredo Mos dominent le genre;
■ Le Kwaito-Kwasa, fusion du Kwaito et du Kwasa-Kwasa apprécié des chanteurs comme Vee Mampeezy, Slizer et Skeat;
■ Le jazz de Socca Moruagarno et Bokeni Dyer, la soul music de Duncan Senyatso, la pop/folk de Dikakapa et Wizards of the desert Le RnB, le gospel music, la house music du groupe 3rd mind trouvent aussi leur public dans ce vaste éventail de choix musicaux intensément excitants.
Quoi de mieux qu’une playlist de chansons botswanaises pour finir cet article en beauté
Bonne écoute à vous !
Boîte musicale

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