Coucou vous vous ! Ou plutôt Bouhou vous vous !
Joyeuse Halloween à vous tous !
Quoi ?
Les Africains ne fêtent pas Halloween. Les Africains ont horreur d’Halloween. Halloween est incompatible avec les valeurs africaines. Qui a bien pu vous faire croire à une chose pareille ? Contrairement aux idées reçues, Halloween partage énormément de points communs avec les traditions ancestrales africaines. Plusieurs artistes africains l’ont d’ailleurs bien compris et intègrent l’esprit d’Halloween dans certaines de leurs compositions musicales.
Halloween est une fête des morts très populaire. Elle est extrêmement prise au sérieux aux Etats-Unis et au Mexique. A cette occasion une foule d’enfants et d’adultes s’amusent à se faire peur. Ils se griment en joker, en dracula, en « Bloody Mary » et se déguisent en personnages de films d’horreur. Le « trick or treat » est de mise. Les enfants font du porte-à-porte pour collecter des bonbons ou jeter des sorts.
Les maisons sont décorées de têtes de citrouilles terrifiantes, de fantômes, de toiles d’araignée et de papiers toilettes. C’est selon les besoins🎃 Pendant toute la soirée du 31 octobre, la fête des morts devient une excuse pour célébrer de plus belle la vie. Et on croit que cela s’arrête là. Mais voyez-vous Halloween est tout sauf une célébration purement festive et commerciale.

Cette fête revêt un caractère profond et spirituel. Chose qui la lie fortement aux traditions africaines. En effet, Halloween est la combinaison entre la fête chrétienne de la Toussaint , le soir de tous les saints, « All Hallow Evening » -écourté en Halloween- et de la fête de Samhain qui a lieu chaque année du 31 octobre du 1er novembre en Irlande. Samhain marque le début de la saison du Royaume des morts.
Période pendant laquelle la frontière entre les vivants et les morts est totalement floue. Les vivants préparent alors des offrandes pour accueillir les morts comme il se doit. Comme en Irlande, l’Afrique, traversée par la colonisation, célèbre à cette occasion ses morts. En effet, le berceau de l’humanité cultive depuis l’Egypte antique et bien avant un culte des ancêtres. Il a pour cette raison créé une batterie de prières et de rituels pour les rendre hommage.
Ainsi dans beaucoup de familles africaines on prend plaisir à dresser des autels débordant de nourritures, de bonbons, de chapelets, de talismans ou d’autres objets symboliques en l’honneur des ancêtres. Sont aussi organisés des séances de prières, de bénédiction et de purification. Les africains parfument leurs maisons d’encens et de plantes pour tenir à distance les mauvais esprits. Ils se rendent aux cimetières, nettoient les tombes et les ornent de fleurs, d’images et de bougies. Comme en Irlande et dans bien d’autres coins du monde, les enfants africains font du porte-à-porte pour collecter des bonbons ou des bols de riz et se déguisent.

Certains en zombies, en sorcières avec des masques africaines, d’autres en momies. Toujours pour effrayer les esprits maléfiques et… prendre du bon temps. Dans ce continent de beautés et de mystères, la fête des morts se célèbre finalement avec des danses, de la musique et des rituels religieux devant des bougies allumées toute la nuit.
A la seule différence de l’Irlande, l’Afrique ne fête pas une Halloween par an mais plusieurs. Puisque sur le continent les morts ne sont pas morts… Les africains, fortement attachés à leurs traditions animistes, trouvent tout au long de l’année des occasions d’intégrer leurs ancêtres dans leur quotidien. De ce fait, la connexion entre les vivants et les morts n’est jamais rompue.
Halloween peut s’incarner sous différentes formes, épouser différentes dénominations ou se dérouler à différentes périodes de l’année en fonction des peuples. Mais toujours est-il qu’à la fin de la journée c’est une fête des morts. Les hommes comme les femmes déposent des bols de riz à l’entrée de leurs maisons, formulent des prières en direction de leurs ancêtres avant de poursuivre leur train-train quotidien.

Ce qui me fait dire à la fin que la fête d’Halloween n’est pas si étrangère aux cultures africaines. Et chose incroyable, partout où elle est célébrée Halloween révèle trois choses importantes pour les vivants. La première, elle sert à exorciser une peur universelle de la mort. Deuxième chose, Halloween est l’occasion de se reconnecter aux ancêtres.
Et troisième chose, Halloween appelle à croquer la Vie à pleines dents comme dans une bonne poire. Car elle est bien trop courte pour se laisser bouffer par la peur, les pleurs, l’ennui et le chagrin. Un conseil : La musique est un bon remède pour avoir moins le cafard. L’esprit d’Halloween plane à coup sûr dans plusieurs clips musicaux africains comme « Halloween » de l’angolais LeoBeatz ou « Holy Ghost » du nigérian Omah Lay. Tous disponibles dans la boîte musicale.
Quoi de mieux d’ailleurs qu’une playlist de chansons africaines spéciale Halloween pour finir cet article en beauté
Bonne écoute à vous !
Boîte musicale🕷

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