Coucou vous vous ! Le voyage musical se poursuit. En Zambie, cette fois-ci. Immense volcan de fusions rythmiques inépuisables.
Welcome !
(Petit conseil : Prenez plaisir à écouter la boîte musicale spéciale Zambie en dessous de cet article.)
Zambie en clair
Le cuivre est son or rouge et le symbole fort de son équipe de football, les « Chipolopolos » (les boulets de cuivre). La Zambie ou « Chipolopolo » est un Etat circonscris au nord par la République démocratique du Congo, au nord-est par la Tanzanie, à l’est par le Malawi, au sud-est par le Mozambique, au sud par le Zimbabwe, le Botswana et la Namibie et à l’ouest par l’Angola.
20 017 675 de personnes vivent dans ce pays d’Afrique australe. Une riche mosaïque composée de Bembas, de Nyanjas, de Tongas, de Lozis, de Tumbukas, de Luvale, de Kaonde. La population s’exprime dans des langues éponymes à leurs communautés. Par exemple, les Tongas s’expriment en langue Tonga. La Zambie compte 70 langues nationales.
Mais l’anglais est la langue officielle. (La Zambie est d’ailleurs membre du Commonwealth) A l’époque coloniale, la Zambie s’appelle la Rhodésie du Nord. Nom de Cécile John Rhodes. Colon explorateur et homme d’affaires britannique qui contrôle et exploite le territoire de 1885, date de la balkanisation de l’Afrique, à 1924.
Anciennement foulée par des migrants bantous puis des groupes ethniques multiples, des marchands arabes de Zanzibar, des portugais assoiffés d’or au 17ème siècle et même David Livingston, la Rhodésie du Nord tombe sous domination coloniale et connaît ses siècles les plus sombres.

Exploités, victimes d’injustices sociales, les rhodésiens s’insurgent. Les britanniques, traumatisés par la révolte des Mau Mau au Kenya des années 50, tente de calmer le jeu en montant une foireuse fédération d’Afrique Centrale. Mais le peuple, toujours mécontent, organise l’insurrection et monte au front. La lutte pour l’indépendance est alors enclenchée.
Elle révèle les grands héros de la résistance dont le plus connu est Kenneth Kaunda, chef de l’U.N.I.P. ou Parti national de l’indépendance. Le 24 octobre 1964, la Rhodésie du Nord devient officiellement un Etat libre. Sous la présidence de Kenneth Kaunda, le pays est rapidement rebaptisé Zambie. Petit nom d’un de ses fleuves les plus importants le Zambèze.
Zambie en chansons
Très vite, J.M.S. Lichilana, E.S. Musonda, R.J. Seal, J. Sajiwandani, I. Lowe, G. Ellis entament l’écriture de l’hymne national de la Zambie « Stand and Sing of Zambie, Proud and Free ». Enoch Sontonga prend en charge la composition. En matière de musique, la Zambie s’est longtemps abreuvée à ses débuts à la source du rock américain et britannique importé dans le pays par les colons.
Dans les années 1970, les zambiens s’entichent donc de rock. Sous le feu de l’inspiration, ils « zambisent » le genre. La Zamrock, fusion de rock, de funk, et de sonorités zambiennes, est née. Ses artistes pionniers sont « WITCH » – We Intend To Cause Havoc », Chrissy Zebby, The Peace, Tembo, Paul Ngozi. Dans les années 80, l’engouement pour la Zamrock laisse place à un fort intérêt de la population pour le Kalindula.
Du nom d’une guitare basse qui intervient dans sa composition, ce genre musical zambien est proche de la rumba congolaise. Il vit à travers des artistes comme le groupe Amayenge, Chris Chali, Rikki Lilonga, PK chishala, Mutende Cultural Ensemble, K’Millian. Au Kalindula succède quelques années plus tard le Zed beats ou Zed « anything ». Un melting pot musical fortement apprécié par la jeune génération pour son ouverture à la pop, au reggae, au gospel, au rap, au dancehall, au hip-hop et plus.
Macky 2, Petersen Zagaze, JK, Salma Sky, Slap Dee, chef 187 et bien d’autres sont les artistes populaires de ce style. La musique zambienne est en somme toujours en cours d’évolution et ne cessera jamais d’être un éternel va et vient enrichissant entre les sonorités traditionnelles et celles importées du reste du monde.
Quoi de mieux qu’une playlist de chansons zambiennes pour finir cet article en beauté
Bonne écoute à vous !
Boîte musicale
