Coucou vous vous ! Vibrons ensemble au tempo du Maroc. Là où de précieux trésors musicaux foisonnent au cœur des montagnes du Rif, du Moyen Atlas, de l’Anti-Atlas et sous les dômes dorés du Royaume chérifien.
Marhba !
(Petit conseil : Prenez plaisir à écouter la boîte musicale spéciale Maroc en dessous de cet article.)
Maroc en clair
On le surnomme le pays des couleurs. Le Maroc, capitale Rabat, est un Etat arabo-berbère limité au nord par le Détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée, au Sud par la Mauritanie, à l’Est par l’Algérie et à l’Ouest par l’Océan Atlantique. Cet Etat du Maghreb compte 37, 37 millions de personnes en 2024. Nous retrouvons les berbères ou amazighes semi-nomades (Touaregs, Gnaouas, descendants de Gétules), les afro-marocains,
les ouest-africains, les français, les judéo-marocains, les espagnols et les arabo-andalous. La population échange dans les langues suivantes: l’arabe (la langue officielle), le darija (dialecte arabe enrichi de mots français, berbères et espagnols), le berbère et ses variantes (tamazight, tarifit, tachelhit) , l’espagnol, l’anglais et l’hébreu.
Les langues française et espagnole sont venues avec la colonisation. En effet, avant d’être un royaume chérifien stable, le Maroc a connu dans son histoire plusieurs siècles d’occupation. D’abord habité par des berbères, le « pays du soleil couchant » devient très vite un bijou convoité des puissances arabes et européennes.
A l’époque où la conquête du monde était à la mode, il connait les invasions phéniciennes, carthaginoises et romaines puis arabes, les colonisations espagnoles et françaises, les dynasties avec leurs interminables querelles successorales au sommet du trône. Du fait de ces occupations, l’Extrême Occident, autre nom du Maroc, s’islamise dès le VIIIème siècle.

La dynastie Alaouite d’où est issu l’actuel Roi du Maroc Mohammed VI succède aux dynasties Idrissides, almoravides, almohades, mérinides, saadiennes. Pour ne citer que cela. L’Espagne colonise le Nord et le Sahara marocain. Le pays des Lions de l’Atlas est alors partiellement indépendant.
Mais en 1912, l’Etat en crise se retrouve dépossédé du peu d’autonomie qui lui reste quand le sultan Moulay Abdel el Hafid signe le fameux traité de Fez dans le seul but de se maintenir au pouvoir. Le Maroc est placé sous protectorat français. Pour mieux s’installer dans le pays, la France écarte du trône et envoie en exil le sultan nationaliste Sidi Mohammed Ben Youssef (digne successeur de Moulay Abdel Aziz ) au profit de Moulay Youssef.
La population marocaine hostile aux français se soulève. Commence alors une longue lutte de libération sanglante et acharnée. Face à la résistance nationale, la France met fin au protectorat en 1956. Le sultan Sidi Mohammed Ben Youssef rentre d’exil, reprend le trône et devient le roi Mohammed V.
Maroc en chansons
L’« Extrême Occident » devient officiellement indépendant le 07 avril 1956 après plusieurs années de colonisation franco-espagnole chaotique . Le saviez-vous ? Le nom actuel du Maroc provient d’une sérieuse altération du nom de l’ancienne capitale du pays Marrakech qui signifie « Amur N Akuc » ou terre de Dieu en berbère.

Une femme âgée drapeau du Maroc à la main dans les rues de Casablanca
« Manbita Al Ahrar » est l’hymne national du Maroc. Sa mélodie a été composé en 1919 par le français Léo Morgan. Elle resta pendant longtemps une hymne sans paroles. Il faut attendre 1969 pour que cela change. Cette date clé marque la qualification historique des Lions de l’Atlas à la Coupe du monde de football Mexique 1969.
Pour saluer cet exploit, le roi Hassan II exprime la nécessité de doter l’équipe nationale de football et le Maroc tout entier d’un hymne national digne de ce nom. Il lance alors un concours de poésie. Le poème de « Manbita Al Ahrar » (berceau des hommes libres) de Alli Skalli Housseini est retenu (Juste avant le coup d’envoi des mondiaux). L’hymne national est officiellement adopté le 03 juin 1970.
Elle est ponctuée de mots forts et symboliques comme souveraineté, paix, amour, lumière, Allah, Patrie, Roi et hommes libres. Dans sa boîte à trésors musicaux, le Maroc renferme une myriade de pépites aussi variées et originales que les 12 régions qui composent son territoire. Les styles musicaux vont du Chaâbi rural et citadin au rai dérivé du Chaabi
en passant par le melhoune, la ragga, la musique gnawa, la musique berbère ou amazighe avec le Souss (ahidouss) et l’aarfa du Rif oriental, la musique arabo-andalouse « moussiqua al-âla » ou Tarab al Ala, la dakka, le reggada ou l’aarfa modernisé, la musique Hassanya du Sahara marocain, la musique soufi des Hamadcha, la musique ghernati.
J’en passe et des meilleures. Bref, les styles musicaux du Royaume chérifien sont comme un bon couscous. Ils ont tout pour plaire. Vous l’aurez compris il y en a pour tous les goûts. Les artistes du pays se régalent. Ils exploitent à leur façon cette richesse musicale. Selon leurs inspirations et leurs cultures musicales certains s’épanouissent dans le folklore comme le

groupe Jil Jalila, Nass El Ghiwane, Lemchaheb, le groupe dakka marrachkia, Houcibne Slaoui dans le Chgouri, Saida Charaf dans la musique Hassanya, Amina Alaoui dans le Ghernati. D’autres, par contre, se complaisent à fusionner les musiques traditionnelles entre elles ou avec des genres musicaux étrangers comme le Rnb, le blues, le rock, la pop et l’électro. Ils ne se posent aucune limite. C’est le cas de Samira Said, le groupe de rock les « Golden Hands »,
la chanteuse Jazz Saida Fikri, le chanteur blues Vigon, Zazz Band (jazz et gnaoua) et le groupe Haoussa (rap, jazz, rock, punk). Grâce à leur audace, la musique marocaine s’enrichit en permanence de nouveaux sons et nous surprend toujours. La caverne aux trésors du Maroc est en somme inépuisable.
Quoi de mieux qu’une playlist de chansons marocaines pour finir cet article en beauté
Bonne écoute à vous!
Boîte musicale

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