Coucou vous vous ! En avant toute pour une plongée musicale inédite au Kenya. Ce pays Sudeste africain nous séduit autant par ses parcs animaliers que par sa musique métissée.
Karibu !
(Petit conseil : Prenez plaisir à écouter la boîte musicale spéciale Kenya en dessous de cet article.)
Kenya en clair
Vol au-dessus de la « fierté de l’Afrique » , un slogan si cher à sa compagnie aérienne. Avec une vue sur l’océan indien, le Kenya, capitale Nairobi, se situe entre le Soudan du Sud et l’Ethiopie au Nord, la Somalie à l’Est, la Tanzanie au Sud et le Lac Victoria et l’Ouganda à l’Ouest. Ce pays oriental africain compte 54.027.487 d’habitants. Nous avons des bantous, des nilotiques comme les Maasaïs, les Kalejins, les Samburu et les Luo, des Turkanas des indiens, des arabes, des européens.
Les Kenyans échangent en Kiswahili ( ce mot dérive de l’arabe Swahil qui veut dire côte), en langue sheng (argot, mélange d’anglais et de langues kenyanes comme le kikuyu) et enfin en anglais. L’anglais est la langue officielle dans ce pays des « Big Five» pour avoir été imposée à la population après plusieurs siècles de colonisation britannique.
Au 19ème siècle, l’ancien territoire aux 1001 royaumes et empires voit les Angleterres s’installer sur une bonne partie de ses terres. La Compagnie britannique de l’Afrique de l’Est assure l’administration et le nomme « protectorat de l’Afrique de l’Est ». Puis le gouvernement britannique en prend le contrôle et le rebaptise « colonie et protectorat du Kenya ».

Kenya ? Mais d’où les britanniques tirent-ils ce nom ? Pas besoin de chercher très loin. Il suffit de lever les yeux verd le pic du mont Kenya. La plus haute montagne du pays signifie « montagne de l’autruche » en langue kikuyu. Ce nom lui a été attribué du fait de sa ressemblance entre les couleurs de la montagne enneigée et le plumage de l’autruche.
Sous la domination britannique, les Kenyans sont exploités et privés de leurs terres. L’injustice sociale est insoutenable. C’est au cœur de ce climat social tendu que Jomo Kenyatta, figures de la résistance anticoloniale, se fait connaitre avec son parti « Kenya African Union » (1944).
Après maintes luttes acharnées pour l’indépendance, le Kenya se libère enfin de la colonisation britannique le 12 décembre 1963. Il devient une République l’année suivante sous la présidence de Jomo Kenyatta communément surnommé le « père de la Nation ».
Kenya en chansons
« Ee Mungu Nguvu Yetu » (Oh Dieu notre force !) est l’hymne national du Kenya. Il est écrit à plusieurs mains par Graham Hyslop G. W., Senoga-Zake, Thomas Kalume, Peter Kibukosya, Washington Omondi. Mzee Galana Meza a assuré la musique. « Ee Mungu Nguvu Yetu » sonne comme un chant religieux,
une prière pour la paix, l’unité et la liberté au Kenya. S’agissant de la musique kenyane elle est alimentée par des styles musicaux comme le Benga, le Taarab, le Nyatiti, le Genge, le Mugithi, le Boomba, le Kenyan hip hop, les musiques Kikuyu et Akamba.
Beaucoup de chansons kenyanes sont en anglais ou en kiswahili ou mélangent les deux langues. Le Sheng est aussi très présent. La musique kenyane se nourrit de plusieurs influences musicales et puisent certaines de ses inspirations dans la musique américaine. J’en veux pour preuve la chanson de Nikita Kering’ « On Yah ».
Dans cette chanson, la chanteuse kenyane me fait penser avec sa voix chuchotante et traînante au style de la chanteuse américaine Billie Eillish. Les artistes les plus connus du pays des plus anciens aux plus actuels sont Joseph Kamaru surnommé le « Jim Reeves kenyan », Gorge Ramogi, Ck Jazz, Jua Cali, le spéicaliste du Genge, Lelele Africa (groupe ambassadeur du Taarab), KMRU,

le rappeur Khaligraph Jones, Octopizzo, Dj Rachael, Nikita Kering’, TheOnlyRose ou Kabeausché. En somme, la musique kenyane est diverse. Elle a de quoi plaire à n’importe quelle oreille musicale un tantinet curieuse.
Quoi de mieux qu’une playlist de chansons kenyanes pour finir cet article en beauté
Bonne écoute à vous !
Boîte musicale

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