Avant de se laisser influencer par le reggae, le rock, le jazz ou la pop music, l’Afrique dansait et chantait sur ses propres genres musicaux. Je cite le Séga de l’île Maurice, le Tsapiky de Madagascar ou le Souss du Maroc. J’en passe et des meilleurs.
Ces genres musicaux ont cependant le malheur d’être ramassés et jetés comme de gros tas de légumes dans la grosse marmite Afrobeats. Une aberration ! Pour la simple et bonne raison que l’Afrobeats, terme pratique en apparence, est bien trop vague pour magnifier la belle palette musicale de l’Afrique.
Sous le parapluie Afrobeats, les genres musicaux africains se confondent, étouffent, s’évanouissent et pâlissent aux yeux du monde et des africains eux-mêmes. Qui peut imaginer une seule seconde le rock, la pop, le blues être englobés dans un terme flou et fourre-tout que je nommerai par fantaisie « European- americano beats » ?
Personne ! Pourquoi alors l’Afrobeats ? Appelons un chat un chat. Peu importe les influences par lesquelles ils sont traversés, décrivons les rythmes africains plus clairement quand on en parle. Débarrassons nous définitivement du terme réducteurr Afrobeats Umbrella pour mieux apprécier l’étendue de l’arc-en-ciel musical africain.
